la vie qui passe au son des violons, l'hiver, la contrebasse, aigue, grave, je ferme les yeux, crescendo, envoutant, il neige, les enfants jouent, les flocons tourbillonnent, je vis, je m'envole, quel talent, une soirée au coin du feu, les flammes rouges, oranges, les photos de famille dans les cadres, la chaleur du foyer, la chien sur son coussin, l'époux qui s'assoupit, du danger, un froid glacial, une patinoire, les filles aux silhouettes fines s'élancent, glissent tourbillonnent, tombent, se relèvent, le passant las et triste les observe et soudain son coeur se réchauffe, le bonheur l'envahit un instant puis retombe violamment dans les ténèbres de sa vie, il se violente, il essaye de chasser ses démons mais en vain, regarder ces jeunes filles, ne plus penser qu'à elles, à leur élégance et ce paysage derrière, les montagnes douces mais escarpées, énigmatique, hostile, c'est la mort qui guette les alpinistes, les gouffres, le gouffre
Et cet air familier arrive, léger, il sautille, il courre dans l'herbe fraiche, les oiseux chantent, les enfants s'activent, les femmes aussi, les hommes, c'est la vie, je tourbillonne, je tombe , l'air est doux, chaud, apaisant, je suis enivrée, et je rêve, des baisers, de l'amour, l'eau ruiselle, la cascade dégrincole, je m'aventure et je ne suis bientôt plus capable de rien, ça y est j'ai le souffle coupé, c'est merveilleux, c'est gai c'est triste, c'est beau. Je m'y revois c'était avec elle en Angleterre, un regard destabilisant, une force, un charisme, des larmes...
Je ne peux aller plus loin, c'est insoutenable, pourquoi cette pluie contre les vitres, pourquoi ses gouttes qui ruissellent pareilles aux larmes sur les joues, désespoir, désespoir, lassitude, désespoir, fixer le néant, le ciel gris et triste, la maison est sombre, solitude, l'amour meurt, l'espoir s'évanouit, l'avenir périt, la vie s'éteind doucement, la bougie fume, la flamme chancèle, le verre d'alcool se vide, les cheveux sont épars, c'est fini...
Un nouveau jour se lève, il est revenu, il chauffe mon coeur, mon visage est illuminé de ses rayons, le sol est encore humide, marqué par les tempêtes, la fleur éclos, elle pointe ses pétales, les gouttes disparaissent dans les brins d'herbes, un vent léger baille tout les chagrins, une ballade est souhaitée, je sors mon chapeau, mon bel amant me fait valser, il me prend par la taille et c'est l'extase il n'a y plus que nous seuls sur terre, on tourne, on tourne, mon corps m'emporte, mes sens s'éveiller, je suis brulante, je m'abandonne, je chancèle sur le lit, tout devient mystères et voluptée, des baisers, de tendres caresses, des mots doux...
Et c'est tout, non l'automne ne va pas m'embarquer aussi, se pars pourtant, je me balance, je cours, les feuilles volent, tourbillonnent, de la forêt, du roude, du orange, des merveilles, champignons, chataignes, tout n'est que jeux, une partie de cache cache, il va me trouver, non c'est bon, je suis là, je suis là, je le nargue, il s'approche, doucement, à pas de loup, je suis découverte, nous courrons à en perdre haleine, c'est beau, c'est immense, profond, éternel, des flaques partout, on y saute à pieds joints, on s'éclabousse, tout n'est qu'éclats de rire, il est temps de rentrer cependant, il faut se quitter, il faut se laisser, pour combien de temps, apprendre à vivre avec les souvenirs, ne rien regretter, esquisser un sourire en se remémorant les bons moments, ne pas être triste, ne pas pleurer, et déjà la voiture s'éloigne, elle est de plus en plus petite, elle se perd sur l'horizon, mais que vois je, c'est lui qui accoure, non c'était mon imagination. Seule dans mon petit lit, au chaud dans des couvertures moelleuseuse, je pense, je m'égare, je sombre, je défaille, j'ai peur, je n'ai plus de gout à rien, j'attends mais quoi, les choses sont figées, rien ne bouge, pas un bruit, la vie s'écoule doucement, les minutes passent, je m'endors, mes yeux se ferment, je flotte.
Et cet air familier arrive, léger, il sautille, il courre dans l'herbe fraiche, les oiseux chantent, les enfants s'activent, les femmes aussi, les hommes, c'est la vie, je tourbillonne, je tombe , l'air est doux, chaud, apaisant, je suis enivrée, et je rêve, des baisers, de l'amour, l'eau ruiselle, la cascade dégrincole, je m'aventure et je ne suis bientôt plus capable de rien, ça y est j'ai le souffle coupé, c'est merveilleux, c'est gai c'est triste, c'est beau. Je m'y revois c'était avec elle en Angleterre, un regard destabilisant, une force, un charisme, des larmes...
Je ne peux aller plus loin, c'est insoutenable, pourquoi cette pluie contre les vitres, pourquoi ses gouttes qui ruissellent pareilles aux larmes sur les joues, désespoir, désespoir, lassitude, désespoir, fixer le néant, le ciel gris et triste, la maison est sombre, solitude, l'amour meurt, l'espoir s'évanouit, l'avenir périt, la vie s'éteind doucement, la bougie fume, la flamme chancèle, le verre d'alcool se vide, les cheveux sont épars, c'est fini...
Un nouveau jour se lève, il est revenu, il chauffe mon coeur, mon visage est illuminé de ses rayons, le sol est encore humide, marqué par les tempêtes, la fleur éclos, elle pointe ses pétales, les gouttes disparaissent dans les brins d'herbes, un vent léger baille tout les chagrins, une ballade est souhaitée, je sors mon chapeau, mon bel amant me fait valser, il me prend par la taille et c'est l'extase il n'a y plus que nous seuls sur terre, on tourne, on tourne, mon corps m'emporte, mes sens s'éveiller, je suis brulante, je m'abandonne, je chancèle sur le lit, tout devient mystères et voluptée, des baisers, de tendres caresses, des mots doux...
Et c'est tout, non l'automne ne va pas m'embarquer aussi, se pars pourtant, je me balance, je cours, les feuilles volent, tourbillonnent, de la forêt, du roude, du orange, des merveilles, champignons, chataignes, tout n'est que jeux, une partie de cache cache, il va me trouver, non c'est bon, je suis là, je suis là, je le nargue, il s'approche, doucement, à pas de loup, je suis découverte, nous courrons à en perdre haleine, c'est beau, c'est immense, profond, éternel, des flaques partout, on y saute à pieds joints, on s'éclabousse, tout n'est qu'éclats de rire, il est temps de rentrer cependant, il faut se quitter, il faut se laisser, pour combien de temps, apprendre à vivre avec les souvenirs, ne rien regretter, esquisser un sourire en se remémorant les bons moments, ne pas être triste, ne pas pleurer, et déjà la voiture s'éloigne, elle est de plus en plus petite, elle se perd sur l'horizon, mais que vois je, c'est lui qui accoure, non c'était mon imagination. Seule dans mon petit lit, au chaud dans des couvertures moelleuseuse, je pense, je m'égare, je sombre, je défaille, j'ai peur, je n'ai plus de gout à rien, j'attends mais quoi, les choses sont figées, rien ne bouge, pas un bruit, la vie s'écoule doucement, les minutes passent, je m'endors, mes yeux se ferment, je flotte.
Je suis une princesse
